L'orthophonie, une découverte
Vincent Isnard, orthophoniste nouvellement installé à Gargas près d’Apt, nous raconte son métier avec enthousiasme.
« J’exerce depuis une vingtaine d’années. L’orthophonie a beaucoup évolué depuis le début de ma carrière. Elle fait maintenant vraiment partie du corps médical et est très facilement accessible aux patients.
Aujourd’hui, l’instituteur ou le médecin conseillent volontiers aux parents d’un élève en difficultés scolaires une consultation orthophonique. Le tout est remboursé par la sécurité sociale et les complémentaires. Le médecin traitant prescrit un bilan, et c’est alors l’orthophoniste qui propose un nombre de séances s’il juge la rééducation nécessaire.
En effet, le souci d’apprentissage peut ne pas venir d’une pathologie relevant de l’orthophonie. Je dirige alors les parents vers d’autres solutions, lesquelles ne sont pas toujours d’ordre médical.
Il est donc intéressant d’établir un bilan dès l’apparition de problèmes scolaires. Je reçois un grand nombre d’adultes qui n’ont pas eu accès à un traitement dans leur enfance, et qui ont vécu longtemps avec leur souffrance. Ces personnes sont ravies de découvrir que je peux les aider concrètement, et leur motivation les fait souvent progresser très rapidement.
Nous touchons là un aspect de l’orthophonie que j’aime beaucoup : la variété des soins proposés pour donner ou restituer aux patients leur capacité et leur désir de communication. Contrairement à ce que l’on croit, l’orthophoniste ne traite pas que les enfants. Je traite non seulement les problèmes d’apprentissage chez l’enfant, mais aussi les problèmes de communication que l’on retrouve dans des pathologies neurologiques telles que Alzheimer, les maladies de Parkinson, etc. ainsi que celles qui peuvent survenir après un traumatisme ou une pathologie des cordes vocales ou du larynx. Nos compétences et notre formation nous permettent d’intervenir sur un plan technique mais aussi sur un plan psychologique pour résoudre les difficultés.
Pratiquer l’orthophonie est un métier vraiment intéressant, mais complexe. Nous devons traiter des patients aux difficultés variées et proposer des solutions adaptées à chacun selon sa personnalité et ses besoins. C’est pourquoi les écoles enseignant l’orthophonie, annexées à la fac de médecine, imposent une sélection sévère. Les écoles nationales acceptent les candidats sur un concours d’entrée très sélectif. Il requiert des compétences autant scientifiques que littéraires ou psychologiques. Il faut ensuite compter quatre années d’étude pour obtenir son diplôme.
Le petit nombre d’orthophonistes en France fait que nous ne sommes pas assez nombreux à exercer cette activité autant en libéral qu’en milieu hospitalier. Je le regrette, car les besoins sont importants. L’orthophonie est un métier d’avenir. Il est très gratifiant et devrait intéresser les jeunes bacheliers de tous horizons. »
Vincent ISNARD orthophoniste
Coeur du village
84400 GARGAS
Tél. 04 90 71 98 65
« J’exerce depuis une vingtaine d’années. L’orthophonie a beaucoup évolué depuis le début de ma carrière. Elle fait maintenant vraiment partie du corps médical et est très facilement accessible aux patients.
Aujourd’hui, l’instituteur ou le médecin conseillent volontiers aux parents d’un élève en difficultés scolaires une consultation orthophonique. Le tout est remboursé par la sécurité sociale et les complémentaires. Le médecin traitant prescrit un bilan, et c’est alors l’orthophoniste qui propose un nombre de séances s’il juge la rééducation nécessaire.
En effet, le souci d’apprentissage peut ne pas venir d’une pathologie relevant de l’orthophonie. Je dirige alors les parents vers d’autres solutions, lesquelles ne sont pas toujours d’ordre médical.
Il est donc intéressant d’établir un bilan dès l’apparition de problèmes scolaires. Je reçois un grand nombre d’adultes qui n’ont pas eu accès à un traitement dans leur enfance, et qui ont vécu longtemps avec leur souffrance. Ces personnes sont ravies de découvrir que je peux les aider concrètement, et leur motivation les fait souvent progresser très rapidement.
Nous touchons là un aspect de l’orthophonie que j’aime beaucoup : la variété des soins proposés pour donner ou restituer aux patients leur capacité et leur désir de communication. Contrairement à ce que l’on croit, l’orthophoniste ne traite pas que les enfants. Je traite non seulement les problèmes d’apprentissage chez l’enfant, mais aussi les problèmes de communication que l’on retrouve dans des pathologies neurologiques telles que Alzheimer, les maladies de Parkinson, etc. ainsi que celles qui peuvent survenir après un traumatisme ou une pathologie des cordes vocales ou du larynx. Nos compétences et notre formation nous permettent d’intervenir sur un plan technique mais aussi sur un plan psychologique pour résoudre les difficultés.
Pratiquer l’orthophonie est un métier vraiment intéressant, mais complexe. Nous devons traiter des patients aux difficultés variées et proposer des solutions adaptées à chacun selon sa personnalité et ses besoins. C’est pourquoi les écoles enseignant l’orthophonie, annexées à la fac de médecine, imposent une sélection sévère. Les écoles nationales acceptent les candidats sur un concours d’entrée très sélectif. Il requiert des compétences autant scientifiques que littéraires ou psychologiques. Il faut ensuite compter quatre années d’étude pour obtenir son diplôme.
Le petit nombre d’orthophonistes en France fait que nous ne sommes pas assez nombreux à exercer cette activité autant en libéral qu’en milieu hospitalier. Je le regrette, car les besoins sont importants. L’orthophonie est un métier d’avenir. Il est très gratifiant et devrait intéresser les jeunes bacheliers de tous horizons. »
Vincent ISNARD orthophoniste
Coeur du village
84400 GARGAS
Tél. 04 90 71 98 65